Note : Rapport provenant d'une seule source ; en attente de corroboration.
Au moins 293 civils ont été tués et 1 990 blessés en Ukraine en juin 2026, selon un rapport des Nations Unies. Il s'agit du mois le plus meurtrier pour les civils depuis avril 2022. Ce bilan dépasse celui de mai, qui s'élevait à 282 morts et 1 794 blessés, et constituait déjà le plus lourd bilan de victimes civiles depuis plus de quatre ans. Le rapport attribue cette augmentation à l'utilisation accrue d'armes puissantes dans des zones densément peuplées, qualifiant cette situation d'escalade alarmante et de source de risques croissants pour les civils.
Entre janvier et juin 2026, les observateurs de l'ONU ont recensé 1 396 décès et 7 978 blessés parmi les civils, soit une augmentation de 37 % par rapport à la même période en 2025 et de 114 % par rapport à 2024. Cette hausse du nombre de victimes est principalement due aux armes à longue portée, telles que les missiles et les drones, qui ont eu des conséquences importantes dans des centres urbains éloignés de la ligne de front, comme Kiev et Dnipro. Les victimes civiles des attaques à longue portée ont augmenté de 60 % par rapport à 2025.
Les drones à courte portée sont responsables de la plupart des morts et des blessés parmi les civils près de la ligne de front, avec un bilan mensuel record en juin : 89 morts et 588 blessés. Selon l’ONU, les civils vivant près des zones de conflit se sentent « traqués » par les drones, même lors d’activités quotidiennes comme faire leurs courses, promener leurs animaux ou se mettre en sécurité. Un évacué de la région de Zaporijia a témoigné d’une présence constante de drones et d’attaques incessantes, sources d’une grande peur.
La plupart des victimes civiles ont été recensées dans les zones contrôlées par le gouvernement ukrainien, réparties dans 13 régions et à Kyiv. L'ONU a également confirmé des pertes civiles dans les territoires occupés, bien qu'en nombre inférieur à celui de 2025. Par ailleurs, les autorités russes ont fait état d'une hausse des pertes civiles sur leur territoire, avec 250 morts et 1 596 blessés, soit une augmentation de 121 % par rapport à la même période de l'année précédente.