Note : Rapport provenant d'une seule source ; en attente de corroboration.
L’UNICEF et ses partenaires ont apporté une aide vitale aux familles des communautés touchées par le conflit dans l’État de Jonglei, au Soudan du Sud, où nombre d’entre elles étaient privées d’aide humanitaire depuis des mois en raison de l’escalade du conflit entre les forces gouvernementales et l’opposition. Les combats et les déplacements de population depuis janvier ont perturbé l’accès aux soins de santé, à l’eau, à la protection et aux services de nutrition pour de nombreux habitants.
Grâce à son mécanisme de réponse rapide, l'UNICEF a distribué plus de huit tonnes de fournitures essentielles à des communautés isolées de Wiechjol (comté d'Akobo) et de Waat (comté de Nyirol). Ces fournitures comprenaient des aliments thérapeutiques pour les enfants souffrant de malnutrition aiguë, des kits de traitement de l'eau et d'hygiène, ainsi que du matériel médical indispensable. Les équipes ont examiné 1 666 enfants de moins de cinq ans afin de détecter une éventuelle malnutrition aiguë ; 146 d'entre eux ont été hospitalisés et 602 ont été orientés vers un suivi médical. Par ailleurs, 331 personnes s'occupant d'enfants ont bénéficié de conseils en nutrition infantile. Une enquête a révélé que le taux de malnutrition aiguë dans le comté d'Akobo Ouest dépassait 40 %, un des taux les plus élevés du pays.
Les services de santé ont été rétablis et ont permis de prendre en charge 1 241 patients, dont 250 enfants de moins de cinq ans, en leur prodiguant des soins pour des maladies courantes telles que le paludisme, les infections respiratoires, la diarrhée et les affections cutanées. Les équipes chargées de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène ont distribué des filtres à eau et du matériel de purification à 1 200 familles, ainsi que des kits d’hygiène à 200 femmes et filles. Elles ont également sensibilisé plus de 2 000 personnes aux bonnes pratiques d’hygiène et de prévention des maladies.
Malgré ces efforts, la dégradation des infrastructures d'eau potable, le manque d'assainissement et l'accès limité aux services de santé continuent de contribuer aux maladies infantiles évitables. La poursuite des conflits et des déplacements de population accroît les risques de séparation familiale, de violences sexistes et de recrutement d'enfants par des groupes armés, soulignant ainsi la nécessité d'un soutien humanitaire continu.