Note : Rapport provenant d'une seule source ; en attente de corroboration.
Lok Bahadur Thapa, président du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC), a souligné qu'aucun pays ne peut atteindre seul le développement durable et que celui-ci exige une volonté et une dynamique politiques. Il s'est adressé au segment ministériel du Forum politique de haut niveau sur le développement durable (HLPF), convoqué par l'ECOSOC pour évaluer les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs de développement durable (ODD).
Le Forum politique de haut niveau (FPHN) se conclura par une déclaration négociée réunissant ministres et chefs d’État, qui définira des actions concrètes pour faire progresser les 17 ODD. Celles-ci comprennent des engagements visant à accroître les investissements dans les ODD et à élaborer des règles internationales pour les technologies transformatrices telles que l’intelligence artificielle. Par ailleurs, 36 pays présenteront des examens nationaux volontaires (ENV) faisant état de leurs progrès et de leurs meilleures pratiques.
Le rapport annuel des Nations Unies sur le progrès des ODD, publié à l'occasion du lancement du Forum politique de haut niveau, révèle que seulement 36 % des indicateurs des ODD disposant de données de tendance sont en bonne voie ou affichent des progrès modérés. Le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, le Président du Conseil économique et social, M. Thapa, et la Présidente de l'Assemblée générale, Annalena Baerbock, ont reconnu ces difficultés, tout en soulignant des approches efficaces en matière de développement durable. Le financement demeure cependant le principal obstacle.
Guterres a souligné que les pays en développement sont confrontés à des coûts d'emprunt plusieurs fois supérieurs à ceux des pays plus riches et consacrent souvent davantage de ressources au service de la dette qu'aux services publics, ce qui limite leur capacité à atteindre les ODD. Il a appelé à une réforme de l'architecture financière mondiale afin de renforcer la participation et le poids des pays en développement et d'améliorer leur accès au soutien.