Note : Rapport provenant d'une seule source ; en attente de corroboration.
James Swan, chef de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), a exhorté les parties au conflit à maintenir la dynamique et à mettre pleinement en œuvre les récents accords de paix.
Ces accords comprennent l'accord de paix de 2025 entre la RDC et le Rwanda, signé à Washington, le cadre de Doha, signé au Qatar, et les efforts de médiation menés par l'Union africaine. Ensemble, ces initiatives offrent une voie vers la résolution du conflit prolongé dans l'est de la RDC.
Malgré ces efforts, la situation sécuritaire demeure instable, avec des affrontements persistants au Nord-Kivu, au Sud-Kivu et en Ituri. Les combats opposent principalement l'Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23), soutenue par les forces rwandaises, à l'Armée congolaise (FARDC), alliée au groupe armé Wazalendo. Dans certaines zones, la FARDC bénéficie du soutien des Forces démocratiques pour la liberté du Rwanda (FDLR), un groupe armé hutu formé par les auteurs du génocide de 1994.
Les hostilités se concentrent dans le centre minier de Rubaya, au Nord-Kivu, et aux alentours de Rutshuru, ainsi que sur les hauts plateaux du Sud-Kivu. L'utilisation de drones offensifs, d'artillerie et d'armes lourdes a accru les risques pour les civils et les infrastructures critiques. Bien que l'AFC/M23 se soit partiellement retirée de certaines zones, elle continue d'établir des structures administratives parallèles dans les territoires qu'elle contrôle.
M. Swan a souligné l'urgence de mettre en place des mécanismes de suivi et de vérification des engagements de cessez-le-feu pris dans le cadre du processus de Doha. La MONUSCO a fourni des bureaux, du matériel et un soutien logistique à Goma pour ces missions de suivi.
L’envoyé a également souligné les menaces persistantes posées par les Forces démocratiques alliées (ADF). Depuis la dernière réunion du Conseil de sécurité, les ADF ont tué 287 civils en Ituri, dont 44 femmes. Les violences des ADF au Nord-Kivu ont temporairement diminué, mais ont repris dans le territoire de Beni, faisant 66 victimes civiles, dont 17 femmes et trois enfants. Depuis le 19 mars, la MONUSCO a recensé 632 décès de civils liés au conflit armé au Nord-Kivu et en Ituri, ainsi que 1 221 violations des droits humains, notamment des violences sexuelles commises par des groupes armés dans le cadre du conflit.