Note : Rapport provenant d'une seule source ; en attente de corroboration.

Le Programme alimentaire mondial (PAM) souligne que la lutte contre la crise Ebola dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) nécessite l’inclusion d’une aide alimentaire, en particulier dans un contexte de conflit, de déplacements de population et d’insécurité alimentaire.

Selon David Stevenson, directeur du PAM en RDC, l'épidémie actuelle causée par l'espèce rare de Bundibugyo a enregistré plus de 5 500 cas et 2 642 décès au cours des 100 premiers jours. L'épicentre, la province d'Ituri, est durement touchée à la fois par le virus et par les problèmes persistants liés à la faim et à l'instabilité.

Stevenson a souligné que plus de 500 000 personnes dans la région sont classées au niveau 4 de l’IPC, ce qui indique une situation d’urgence alimentaire proche de la famine. Cette grave insécurité alimentaire complique la lutte contre Ebola, car les familles qui peinent à se nourrir ont des difficultés à respecter les protocoles sanitaires essentiels.

Il a souligné que l'aide alimentaire devait être intégrée à la riposte communautaire contre Ebola pour être efficace. Malgré des difficultés logistiques, comme l'impraticabilité des routes dans les zones rurales reculées, le PAM continue de fournir de l'aide, mais appelle à un soutien international accru et à la création de davantage de centres de traitement d'Ebola.

La riposte à l'épidémie d'Ebola en RDC figure parmi les opérations prioritaires du PAM, au même titre que les crises en Ukraine, à Gaza, au Soudan et au Soudan du Sud. Stevenson s'est inquiété de la faible réaction internationale face aux besoins urgents de financement des interventions alimentaires et sanitaires dans l'est de la RDC.