Note : Rapport provenant d'une seule source ; en attente de corroboration.

Le Népal sollicite une indemnisation auprès du Fonds des Nations Unies pour les pertes et dommages suite aux inondations meurtrières provoquées par la fonte d'un glacier le 26 août. Ces inondations ont fait 1 367 morts et plus de 5 100 disparus, dont 587 ressortissants étrangers. Elles ont touché environ 84 270 personnes et causé d'importants dégâts aux routes, écoles, réseaux électriques et systèmes d'approvisionnement en eau dans les districts de Rasuwa, Nuwakot et Dhading, au nord du Népal. Les opérations de secours se poursuivent ; à ce jour, 13 646 personnes ont été secourues, selon la coordinatrice résidente des Nations Unies pour le Népal, Lila Pieters Yahia, qui a souligné la faible contribution du pays aux émissions mondiales malgré les graves conséquences du changement climatique.

Mme Yahia a décrit la situation comme un exemple frappant des pertes et des dommages que subissent de plus en plus les pays vulnérables au changement climatique. Elle a souligné que l'appel du Népal à la justice climatique s'inscrit dans les principes fondamentaux du cadre international pour le climat, insistant sur la nécessité d'un soutien adéquat et accessible aux pays qui ont peu contribué au changement climatique mais qui doivent en subir les conséquences.

Les agences des Nations Unies et leurs partenaires ont acheminé de l'aide, bien que l'accès aux populations les plus vulnérables demeure difficile. Le Programme alimentaire mondial a notamment utilisé des drones cargo pour transporter de la nourriture vers des communautés isolées, une première pour cette technologie dans le cadre d'une opération d'urgence au Népal.

En réponse à la crise, l'ONU et le gouvernement népalais ont lancé un appel d'urgence de 49,6 millions de dollars pour venir en aide à 84 000 personnes en leur fournissant un abri, des soins de santé et une aide financière jusqu'en décembre. Selon le dernier rapport, environ 22 millions de dollars ont été reçus. Le rétablissement des systèmes d'approvisionnement en eau demeure une priorité absolue.