Note : Rapport provenant d'une seule source ; en attente de corroboration.

Le 16 juillet, la mission de maintien de la paix des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUSCO) a déployé une base près de la ville de Nyakunde, dans la province d'Ituri, à proximité du centre de traitement Ebola local, afin de renforcer la sécurité des hôpitaux et des patients touchés par l'épidémie. Ce déploiement faisait suite à des incidents violents, notamment le vandalisme du centre de traitement le 15 juillet et des affrontements ayant entraîné la mort de cinq personnes, liés à l'assassinat d'un chef de milice local. Depuis que le gouvernement a déclaré l'épidémie actuelle le 15 mai, les autorités sanitaires nationales ont recensé plus de 2 500 cas et plus de 1 000 décès. Des attaques contre au moins une douzaine d'établissements de santé ont été signalées, alimentées par la peur, la désinformation et une profonde méfiance de la population envers les acteurs extérieurs.

Selon la MONUSCO, sa présence près de Nyakunde a contribué au retour du calme, permettant aux habitants déplacés par les violences de rentrer chez eux. Le commandant Atiqur, responsable de la nouvelle base mobile, a déclaré que la population locale avait réagi positivement, reconnaissant le rôle de la mission dans le maintien de la sécurité et la protection du centre de traitement Ebola. Ce centre, situé à proximité de l'hôpital général de référence de Nyakunde et doté de 31 lits, a constaté une baisse des admissions de patients, passant de six ou sept cas quotidiens à deux ou trois, selon le Dr Charles Kashindi, directeur médical de l'hôpital. Les autorités sanitaires locales ont demandé à la MONUSCO d'établir une présence permanente afin d'assurer la sécurité des patients pendant leur traitement.

Dans l'est de la République démocratique du Congo, le conflit persiste entre les forces armées nationales et le groupe armé M23, soutenu par le Rwanda, notamment dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) a signalé qu'au moins 60 civils ont été tués depuis le 12 juillet le long de la frontière entre le Nord-Kivu et l'Ituri, épicentre de l'épidémie d'Ebola. À une occasion, 30 personnes ont été tuées près de la ville de Mambasa. Par ailleurs, 25 000 personnes déplacées sont récemment arrivées dans la ville de Beni, où elles ont trouvé refuge chez des familles d'accueil vulnérables ou dans des bâtiments abandonnés.

OCHA s'inquiète des récents cas d'Ebola détectés à Kisangani, soulignant le risque de propagation du virus plus à l'ouest, au-delà du fleuve Congo, vers d'autres régions du pays. L'ONU et ses partenaires humanitaires se préparent à une éventuelle extension de l'épidémie.