Note : Rapport provenant d'une seule source ; en attente de corroboration.

Des chercheurs financés par les Instituts nationaux de la santé (NIH) ont induit une activité cérébrale similaire à celle du sommeil chez des souris éveillées, recalibrant ainsi les connexions neuronales généralement observées uniquement pendant le sommeil. Cette intervention a compensé les effets négatifs du manque de sommeil sur les tâches liées à la mémoire et a révélé des aspects du sommeil essentiels à sa fonction réparatrice, selon une étude publiée par des chercheurs des NIH le 8 juin 2026.

L'équipe a utilisé des implants à impulsions lumineuses et des modifications génétiques pour créer une activité neuronale rythmique dans un hémisphère du cerveau des souris, par intervalles de 30 minutes. Ce rythme imite l'activité à ondes lentes caractéristique du sommeil paradoxal (NREM), période durant laquelle le cerveau évalue et élimine les connexions neuronales essentielles à la mémorisation à long terme.

Après stimulation, les régions cérébrales ciblées ont présenté une activité réduite des ondes lentes pendant le sommeil suivant, suggérant que ces zones nécessitaient moins de récupération. Les tests comportementaux ont révélé que les souris privées de sommeil et ayant reçu une stimulation des régions corticales motrices et sensorielles ont obtenu des résultats aux tâches de mémoire tactile comparables à ceux des souris ayant bien dormi. En revanche, les souris privées de sommeil sans stimulation ont présenté des performances significativement inférieures.

Les chercheurs ont constaté que les bénéfices observés ne résultaient pas d'une réduction générale de l'activité neuronale, mais dépendaient du schéma d'alternance spécifique de cette activité. Ces résultats apportent un nouvel éclairage sur la façon dont le sommeil régénère le cerveau et suggèrent des pistes pour atténuer les troubles cognitifs liés au manque de sommeil.

L'auteure principale, Chiara Cirelli, a souligné que cette approche induit un état de sommeil dans des zones cérébrales localisées tout en maintenant l'éveil et la vigilance généraux, la comparant au sommeil cérébral partiel observé chez les dauphins.