Note : Rapport provenant d'une seule source ; en attente de corroboration.

L’UNESCO a organisé une table ronde à New Delhi afin de promouvoir des opportunités sportives sûres et inclusives pour les adolescentes en Inde. Parmi les participants figuraient des représentants du gouvernement, des organisations sportives internationales, des groupes de la société civile et des fondations d’entreprises. Les discussions ont porté sur la publication conjointe de l’UNESCO et d’ONU Femmes, « Lutter contre la violence à l’égard des femmes et des filles dans le sport : Guide pratique à l’intention des décideurs et des acteurs du sport », qui met en lumière des difficultés majeures telles que le manque d’entraîneurs qualifiés, les problèmes de confiance en soi des filles et les comportements inappropriés de certains entraîneurs masculins – autant de facteurs qui contribuent à l’abandon du sport par les filles.

La table ronde a également marqué le lancement de « Kickstart Her Future », une initiative de deux ans menée conjointement par l’UNESCO et Nike visant à créer un environnement sportif plus sûr et plus inclusif pour les filles de 11 à 17 ans dans la région de Delhi-NCR. Ce projet a pour objectifs de recueillir des données sur la participation des filles, de développer des ressources pour un sport sûr et inclusif (Safe Body Confident Sport – SBCS) et de former les entraîneurs afin qu’ils puissent mieux appréhender les inégalités de genre dans le sport.

Shri Ram Singh, secrétaire de l'Autorité des sports de l'Inde, a souligné que le financement du gouvernement central, via le programme Khelo India, a été multiplié par huit ces dernières années, grâce à des financements supplémentaires des États et à une attention accrue portée à la participation des entraîneuses, notamment par le biais des ligues ASMITA. Cette augmentation des financements met en évidence la nécessité de garantir des espaces sportifs sûrs pour toutes les filles.

Mogens Kirkeby, président de l'Association internationale du sport et de la culture (ISCA), a souligné la nécessité d'une collaboration accrue entre les organisations sportives de base afin de développer des capacités collectives. Il a rappelé que le sport est l'un des outils les plus rentables pour le développement personnel, social et sanitaire, et a insisté sur l'importance d'un encadrement qualifié pour transformer des environnements sportifs traditionnellement dominés par les hommes.