Note : Rapport provenant d'une seule source ; en attente de corroboration.
Le gouvernement du Nicaragua, dirigé par le président Daniel Ortega, a annoncé qu'il n'organiserait pas les élections prévues l'année prochaine. Cette décision fait suite aux préoccupations persistantes exprimées par l'ONU concernant le climat politique du pays et les restrictions des libertés. Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Türk, a condamné ces événements, affirmant qu'ils portent atteinte davantage au processus démocratique et à l'espace civique du Nicaragua.
Selon le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH), le Nicaragua détient actuellement 46 personnes arbitrairement pour des raisons politiques. Des avocats se sont également vu retirer leur accréditation sans explication, ce qui contribue à de graves restrictions des libertés fondamentales et à l'érosion de l'État de droit.
Sous la direction d'Ortega, rétablie au pouvoir en 2007 et qu'il partage désormais avec son épouse Rosario Murillo depuis 2025, le pouvoir politique est étroitement contrôlé par le Front sandiniste de libération nationale (FSLN), qui domine le Parlement, les municipalités et les conseils régionaux. Parmi les mesures annoncées figurent l'allongement du mandat présidentiel, l'affaiblissement des contre-pouvoirs et des modifications constitutionnelles abrogeant l'interdiction de la torture.
Le Secrétaire général António Guterres a exprimé sa vive préoccupation face au recul constant des libertés politiques et civiques au Nicaragua. Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme a exhorté le gouvernement à traiter les prisonniers avec humanité, à rouvrir l'espace civique, à mettre fin à la répression politique et à respecter ses obligations internationales en matière de droits humains, notamment en autorisant la participation politique et en libérant les détenus.
D'autres rapports détaillent le démantèlement de la société civile, les règles restrictives d'éligibilité électorale, la violence sexiste généralisée et les graves exactions commises contre les détenus, citant un rapport du HCDH de 2025 et une référence à la répression de 2018 des manifestations de masse qui a fait plus de 300 morts.