Note : Rapport provenant d'une seule source ; en attente de corroboration.

D'après Yang Chanra, professeur d'histoire au lycée Samdech Hun Sen de la province de Preah Vihear, les élèves qui visitent les sites commémoratifs du Cambodge manifestent souvent du silence, de la tristesse ou du choc face aux preuves tangibles des atrocités passées. Ces expériences transforment les connaissances historiques tirées des manuels scolaires en une compréhension personnelle, liée à des événements et des personnes réels.

En rencontrant des survivants et en écoutant leurs témoignages, les élèves s'approprient l'histoire à travers des récits personnels, ce qui contribue à susciter l'empathie et la prise de conscience de l'importance de la dignité, de la tolérance et de la responsabilité. Yang Chanra a expliqué que l'éducation commémorative vise non pas à inciter à la colère ou à la division, mais à favoriser la compréhension des conséquences humaines de la violence et de l'importance de la consolidation de la paix.

Lorsque les élèves se recueillent sur les lieux de mémoire, ils prennent conscience du coût humain de la violence et comprennent l'importance du souvenir. Cette démarche vise à inciter les jeunes à valoriser la paix, à promouvoir la tolérance, à respecter la dignité humaine et à contribuer à prévenir de telles tragédies à l'avenir.

L’apprentissage se poursuit en classe, où les discussions incitent les élèves à réfléchir à ce dont ils ont été témoins, à analyser les causes et les conséquences du génocide et à s’interroger sur leur responsabilité dans la promotion de sociétés pacifiques. Les enseignants constatent une évolution : la tristesse initiale laisse place à la curiosité, à la réflexion et à un engagement à défendre la dignité humaine.