Note : Rapport provenant d'une seule source ; en attente de corroboration.

L’UNESCO indique que l’égalité des sexes dans les sciences est essentielle non seulement à l’inclusion sociale, mais aussi à la durabilité économique de l’Afrique. Des personnalités telles que l’Ambassadrice Liberata Mulamula ont souligné l’urgence de réduire les inégalités entre les sexes dans les domaines scientifiques.

Une étude menée par le professeur Adama Sow Badji à l'Université Cheikh Anta Diop a utilisé un modèle économétrique pour mesurer les retombées économiques de la parité hommes-femmes dans l'éducation. Une augmentation de 10 % des investissements dans l'enseignement supérieur pour les femmes se traduit par une hausse de 12,8 % du PIB national et de 14 % du secteur de l'enseignement supérieur en Afrique subsaharienne.

Le rapport estime que les inégalités persistantes entre les sexes coûtent à l'Afrique subsaharienne environ 105 milliards de dollars par an. Ces pertes sont imputables à des obstacles tels que l'insuffisance de données ventilées par sexe dans la planification nationale et le harcèlement sexuel généralisé qui touche près de la moitié des femmes scientifiques dans le monde, freinant ainsi leur progression de carrière et leur production scientifique.

Le rapport conclut que la faible productivité scientifique de l'Afrique n'est pas due à un manque de talent chez les femmes, mais qu'elle est freinée par l'inertie institutionnelle.