Note : Rapport provenant d'une seule source ; en attente de corroboration.
Une nouvelle analyse sanguine détectant des ARN circulaires spécifiques (circARN) pourrait améliorer la prédiction du moment d'apparition des symptômes de la maladie d'Alzheimer, selon une étude financée par les NIH. Contrairement aux analyses sanguines actuelles qui identifient les plaques amyloïdes — lesquelles s'accumulent lentement et peuvent apparaître des décennies avant les symptômes —, les circARN sont des molécules dynamiques qui reflètent l'activité cérébrale récente.
Cette étude, portant sur les données de plus de 1 200 personnes réparties en plusieurs groupes, a identifié 34 circRNAs sanguins associés à la maladie d’Alzheimer. Les modèles prédictifs utilisant ces circRNAs ont atteint une précision équivalente à celle des modèles utilisant la protéine pTau217, le principal biomarqueur sanguin actuel, pour le diagnostic de la pathologie existante, et se sont avérés plus performants pour la prédiction de la progression vers la maladie d’Alzheimer symptomatique. Les taux de circRNAs ont varié environ deux à quatre ans avant l’apparition des symptômes.
Des résultats cohérents obtenus dans différentes cohortes suggèrent que le dosage des circARN dans le sang pourrait servir de base à un test clinique permettant d'identifier les personnes proches de l'apparition des symptômes. Ceci pourrait faciliter la sélection des patients pour les essais cliniques et l'évaluation de l'efficacité des traitements contre le déclin cognitif.
Richard Hodes, directeur de l'Institut national du vieillissement des NIH, a souligné l'importance d'identifier les patients approchant l'apparition des symptômes afin d'optimiser les choix de traitement et la conception des essais cliniques.
Cette recherche s'appuie sur des études antérieures établissant un lien entre les circARN cérébraux et la gravité de la démence ainsi que la neuropathologie. En démontrant le potentiel clinique des circARN circulants dans le sang, l'étude suggère l'existence d'un biomarqueur potentiellement plus sensible pour anticiper la progression clinique de la maladie d'Alzheimer.