Note : Rapport provenant d'une seule source ; en attente de corroboration.
Les États-Unis ont annoncé de nouvelles sanctions visant la présidente de la Cour pénale internationale (CPI), Tomoko Akane, et l'avocat principal Abdoulaye Seye, qualifiées par la CPI d'« attaque flagrante contre l'indépendance » de l'institution, qui opère sous mandat de ses États parties.
La Cour pénale internationale (CPI), créée en 2002 en vertu du Statut de Rome, poursuit les individus pour génocide, crimes de guerre, crimes contre l'humanité et agression. Bien qu'elle ne soit pas un organe des Nations Unies, le Conseil de sécurité peut lui saisir d'affaires. Les États-Unis, non signataires du Statut de Rome, considèrent l'autorité de la CPI comme une menace potentielle pour leur souveraineté nationale et craignent que des citoyens américains ne soient poursuivis pour des crimes présumés commis dans des pays reconnaissant sa compétence.
Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a invoqué ces préoccupations de souveraineté lors de l'annonce des sanctions. Cette décision intervient dans un contexte d'enquêtes, notamment sur des allégations visant des responsables israéliens liés au conflit de Gaza. La Cour pénale internationale (CPI) a émis des mandats d'arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et l'ancien ministre de la Défense Yoav Gallant pour crimes de guerre présumés. Les États-Unis ont déjà sanctionné d'autres responsables de la CPI, dont l'ancien procureur Karim Khan.
Le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a exprimé sa vive préoccupation face aux sanctions et à la désignation continue d'employés de la CPI. Le porte-parole de l'ONU, Stéphane Dujarric, a souligné le rôle essentiel de la CPI en tant que pilier fondamental de la justice pénale internationale, rappelant sa relation distincte mais importante avec les Nations Unies.
Selon les informations disponibles, ces sanctions restreignent les transactions avec les citoyens américains et compliquent l'accès des fonctionnaires de la CPI au système financier mondial, affectant neuf des dix-huit juges, procureurs adjoints et autres membres du personnel de la Cour.