Note : Rapport provenant d'une seule source ; en attente de corroboration.

Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) prévoit qu'environ 2,4 millions de réfugiés dans le monde auront besoin d'être réinstallés en 2027, car nombre d'entre eux demeurent en danger dans leur pays d'accueil et ne peuvent rentrer chez eux en toute sécurité. Bien que cette estimation représente une baisse de 6 % par rapport aux prévisions pour 2026, le HCR attribue cette diminution à des réalités contrastées sur le terrain, plutôt qu'à une amélioration généralisée des conditions de vie des réfugiés.

En Syrie, l'évolution de la situation politique depuis fin 2024 a permis à certains réfugiés de rentrer volontairement, malgré l'instabilité persistante. À l'inverse, la diminution des besoins de réinstallation parmi les réfugiés afghans en Iran et au Pakistan s'explique en partie par des retours effectués dans des conditions difficiles. Les Afghans devraient constituer le groupe le plus important nécessitant une réinstallation, suivis des réfugiés du Soudan du Sud, du Soudan, de Syrie et de la population rohingya, principalement au Bangladesh.

Les besoins de réinstallation les plus importants se situent en Afrique de l'Est et australe, suivis de l'Asie et du Pacifique, puis de l'Afrique de l'Ouest et centrale. Le HCR alerte sur la diminution des possibilités de réinstallation alors que les besoins humanitaires restent critiques, plongeant de nombreux réfugiés dans une incertitude persistante.

En 2025, environ 37 000 réfugiés ont été réinstallés grâce aux programmes soutenus par le HCR, un chiffre en nette baisse par rapport aux plus de 116 000 de l’année précédente. Ce nombre ne représente qu’une fraction des personnes identifiées comme ayant besoin d’une réinstallation et reste inférieur à l’objectif de 130 000 places de réinstallation d’ici 2027.

Jackie Keegan, chef du service d'appui à la protection sur le terrain et aux solutions durables au HCR, a évoqué les changements de politique dans les pays de destination – tels que les suspensions d'admission, le durcissement des critères et l'accumulation des dossiers en attente – comme causes du déficit de réinstallation. Le HCR souligne que l'élargissement des programmes de réinstallation est essentiel pour protéger les réfugiés vulnérables, alléger la pression sur les pays d'accueil et offrir des solutions durables aux familles qui ne peuvent rentrer chez elles en toute sécurité.

Les pays accueillant la majorité des réfugiés dans le monde, principalement des pays à revenu faible ou intermédiaire qui représentent près de 68 % de la population mondiale de réfugiés, continuent de réclamer un partage accru des responsabilités internationales face à la saturation des ressources et des services locaux. Mme Keegan a plaidé pour une augmentation des quotas, une participation plus large des pays et une accélération des procédures afin de faire de la réinstallation une option viable et vitale pour un plus grand nombre de réfugiés.