Note : Rapport provenant d'une seule source ; en attente de corroboration.

Chaque 7 septembre, l'ONU célèbre la Journée internationale de la coopération policière afin de souligner l'importance de la collaboration internationale pour soutenir les services de police nationaux dans la lutte contre la criminalité transfrontalière. Selon l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), le crime organisé est responsable d'environ 95 000 homicides par an, soit près d'un cinquième des homicides volontaires dans le monde.

Le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a déclaré que la coopération transfrontalière permet aux forces de l'ordre de mieux venir en aide aux victimes, d'appréhender les criminels, de démanteler les réseaux criminels et de promouvoir la sécurité. La police des Nations Unies participe à des missions de maintien de la paix et politiques depuis plus de soixante ans, ayant déployé plus de 7 700 agents dans 14 opérations à travers le monde afin de protéger les civils, de faire respecter les droits humains, de renforcer les services de police et d'aider les pays en transition du conflit à la paix.

La coopération policière internationale permet de lutter contre les crimes modernes tels que la cybercriminalité, le terrorisme, la fraude et la traite des êtres humains, qui franchissent souvent les frontières nationales. Compte tenu des limites des juridictions policières, les services de police partagent des informations et coordonnent leurs enquêtes à l'échelle internationale afin de combattre ces infractions.

INTERPOL, l’Organisation internationale de police criminelle, est une plateforme essentielle pour cette coopération, reliant les services de police de 196 pays afin d’échanger des données sur les crimes et les criminels. Si les polices nationales conservent leurs responsabilités en matière d’enquête et de répression, l’ONU collabore également avec les organismes de police régionaux et les autorités nationales pour renforcer les capacités opérationnelles transfrontalières.

La police des Nations Unies ne fonctionne pas comme une force de police mondiale et n'effectue généralement pas d'arrestations ; elle se concentre plutôt sur la protection des civils, le conseil et la formation des polices nationales, ainsi que sur la reconstruction des institutions policières. Le Secrétaire général adjoint aux opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, a souligné le rôle de la police des Nations Unies pour aider les États membres à se doter d'institutions policières responsables, efficaces et à l'écoute des communautés.

Parallèlement, l'ONUDC apporte son soutien aux pays par le biais d'une assistance technique visant à prévenir et à réprimer la criminalité organisée, la traite des personnes, la corruption et autres infractions transnationales. Le Groupe de travail interinstitutions des Nations Unies sur les questions de police encourage la coordination des efforts entre les entités onusiennes afin de garantir une approche unifiée face aux défis liés au maintien de l'ordre.