Note : Rapport provenant d'une seule source ; en attente de corroboration.
L’UNICEF signale que plus de 20 millions d’enfants dans 21 pays ont été victimes d’abus sexuels en ligne, notamment d’exposition à des contenus explicites, de coercition pour tenir des propos à caractère sexuel ou de partage d’images à caractère sexuel sans consentement.
Le rapport indique que près de 60 % de ces cas se sont produits sur les réseaux sociaux tels que Facebook, Instagram, Snapchat, TikTok et WhatsApp. 14 % supplémentaires ont eu lieu sur des plateformes de jeux en ligne, qui permettent parfois aux agresseurs d'établir une relation de confiance avec les enfants et de les exploiter. Au Monténégro, les réseaux sociaux représentent plus de 80 % des cas signalés, et 38 % des enfants ont rencontré leurs agresseurs en ligne pour la première fois. Les agresseurs utilisent souvent les fonctionnalités des plateformes pour dissimuler leur identité. L'UNICEF a constaté que dans 57 % des cas, les agresseurs étaient des personnes connues, notamment des camarades, des amis et des membres de la famille.
L'UNICEF a souligné l'impact considérable sur la santé émotionnelle et mentale des enfants touchés, qui ont fait état de sentiments de peur, de honte, de confusion et d'isolement. Les enfants victimes d'abus sexuels facilités par la technologie ont quatre fois plus de risques d'avoir des pensées suicidaires ou de s'automutiler, et ce risque est même multiplié par plus de sept dans certains pays comme le Pakistan.
Le rapport a également révélé que plus de 40 % des cas d'abus facilités par la technologie n'étaient jamais divulgués, et que moins de 1 % étaient signalés aux autorités, principalement en raison de l'incertitude quant à l'endroit où demander de l'aide.
La directrice générale de l'UNICEF, Catherine Russell, a appelé les gouvernements et les entreprises technologiques à agir d'urgence pour créer des espaces numériques plus sûrs et renforcer la protection juridique des enfants.