Note : Rapport provenant d'une seule source ; en attente de corroboration.

De nouvelles données publiées dans The Lancet et relayées par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) montrent que le vaccin antipaludique RTS,S réduit significativement la mortalité infantile en Afrique. Introduit entre 2019 et 2023 au Ghana, au Kenya et au Malawi, ce vaccin a permis d'éviter environ un décès sur huit chez les enfants éligibles, en conditions réelles.

Le paludisme demeure une cause majeure de mortalité infantile chez les enfants africains de moins de cinq ans, avec environ 438 000 décès estimés pour la seule année 2024. L’OMS a déclaré qu’un accès élargi aux vaccins antipaludiques recommandés, notamment le RTS,S et le nouveau vaccin R21, pourrait sauver des dizaines de milliers de vies d’enfants chaque année s’il était déployé à grande échelle.

Les experts de la santé ont souligné que le vaccin est plus efficace lorsqu'il est utilisé conjointement avec d'autres mesures de prévention, telles que les moustiquaires imprégnées d'insecticide, les tests de diagnostic et un traitement administré à temps. Le schéma vaccinal à quatre doses contribue également à renforcer les programmes de vaccination systématique en intégrant d'autres vaccins et interventions destinés aux enfants.

Malgré des stocks de vaccins suffisants et une forte demande, l'OMS a souligné que les contraintes financières constituent un obstacle majeur pour les pays souhaitant fournir des vaccins ainsi que les outils essentiels de prévention du paludisme. L'organisation a appelé ses partenaires internationaux à accroître leurs investissements afin de pérenniser les progrès accomplis et d'étendre les bénéfices aux populations vulnérables d'Afrique.

La Dre Kate O'Brien, directrice du programme Immunisation, vaccins et produits biologiques de l'OMS, a qualifié ces résultats de preuve convaincante du potentiel des vaccins antipaludiques pour réduire la mortalité infantile. L'OMS appelle à des investissements urgents pour élargir l'accès aux vaccins, alors que de plus en plus de pays africains lancent des programmes de vaccination contre le paludisme.