Note : Rapport provenant d'une seule source ; en attente de corroboration.
Selon Imran Riza, coordinateur humanitaire des Nations Unies au Liban, les besoins humanitaires augmentent rapidement en raison des violences persistantes, malgré un cessez-le-feu annoncé. Il a souligné l'ampleur des destructions, notamment des hôpitaux, des bâtiments gouvernementaux, des terres agricoles, des stations de traitement de l'eau et des écoles qui servent désormais de centres d'accueil pour les personnes déplacées. Le conflit a fait plus de 3 500 morts et plus de 10 000 blessés, et près d'un million de personnes ont été déplacées, dont beaucoup sont confrontées à des relocalisations répétées qui compliquent l'acheminement de l'aide.
Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) alerte sur le fait que les populations touchées n'ont plus de ressources pour faire face à la situation, tandis que les services essentiels sont soumis à une forte pression. Les déplacements de population en cours, conjugués à de fréquents nouveaux ordres de déplacement, rendent parfois incertain le lieu de résidence de nombreuses personnes.
Le directeur exécutif adjoint de l'UNFPA, Andrew Saberton, a déclaré que les abris surpeuplés manquent d'intimité et de protection élémentaire, exposant plus de 600 000 femmes et filles à des violences sexistes. Environ 1 800 femmes accouchent chaque mois au Liban, mais les attaques contre les établissements de santé ont entraîné leur fermeture, limitant ainsi l'accès aux services essentiels de santé maternelle.
Saberton a également signalé des dégâts à un centre de soins de santé primaires et à un espace sûr pour les femmes et les filles soutenus par l'UNFPA dans le sud du Liban. Ce centre, qui était en reconstruction depuis 2025, a de nouveau été gravement endommagé par des frappes aériennes. L'ONU souligne l'urgence d'accroître le financement afin de poursuivre et d'étendre l'aide humanitaire aux populations les plus vulnérables touchées par la crise.