Note : Rapport provenant d'une seule source ; en attente de corroboration.

Le détroit d'Ormuz a été fermé à la navigation étrangère en raison d'un conflit impliquant des attaques contre des navires marchands, perturbant environ 20 % du commerce mondial de pétrole par voie maritime. Cette fermeture a laissé près de 20 000 marins bloqués dans le golfe Persique. Le Secrétaire général de l'ONU a appelé à un cessez-le-feu immédiat dans la région.

Après un cessez-le-feu mi-avril autorisant un accès limité, trois plongeuses chinoises basées aux Émirats arabes unis – l'instructrice de plongée Rui Li, l'apnéiste Shanshan Du et la plongeuse technique Jie Zhang – sont retournées dans ces eaux. Du a décrit sa plongée au point le plus étroit entre les Émirats arabes unis et Oman peu après le cessez-le-feu. Elle a fait part d'une expérience d'une beauté et d'une tranquillité inattendues, notamment grâce à la présence d'un grand banc de dauphins, sans les signes de conflit qu'elle redoutait.

Zhang a observé une biodiversité sous-marine abondante, comprenant des coraux mous et durs ainsi que de nombreuses tortues marines, comparable à celle d'une réserve naturelle. Cependant, il a également signalé une augmentation des débris blancs d'origine inconnue sur les fonds marins et la présence d'algues vertes, de vapeurs d'hydrocarbures et de déchets flottants dans l'eau autour des dauphins – des préoccupations environnementales majeures par rapport à la situation antérieure, plus favorable.

Li a fait remarquer que le détroit n'est pas la zone marine la plus riche en biodiversité au monde, mais a souligné que sa topographie complexe abrite des formations coralliennes exceptionnelles et des espèces rares comme les hippocampes et les requins-baleines. Il a également mentionné la capacité d'un capitaine de bateau à repérer et saluer systématiquement un groupe de dauphins qui semblaient le reconnaître, illustrant ainsi le caractère écologique et culturel unique de la région.