Note : Rapport provenant d'une seule source ; en attente de corroboration.
Le Conseil de sécurité des Nations Unies a tenu un débat d'une journée sur la gouvernance des minéraux critiques, éléments essentiels à la transition énergétique mondiale. Les délégués ont exprimé leurs inquiétudes quant au fait que ces minéraux, souvent situés dans des régions touchées par des conflits, une gouvernance fragile ou la pauvreté, peuvent alimenter la corruption et les groupes armés, et nuire aux communautés locales et à l'environnement en cas de mauvaise gestion.
Le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a souligné que les pays et les communautés qui accueillent ces ressources doivent en être les principaux bénéficiaires, et a appelé à mettre fin à leur exploitation et à leur pillage. Les membres ont insisté sur le fait que les minéraux essentiels à la transition énergétique propre ne doivent pas financer les conflits ni les réseaux criminels, mais au contraire promouvoir la paix, la sécurité, la justice et une prospérité partagée.
Les déclarations des États membres ont révélé des points de vue divergents sur la gouvernance et les droits au développement. La Chine a réaffirmé le droit souverain des pays à gérer leurs ressources naturelles. La Colombie a mis en garde contre la répétition des coûts environnementaux et sociaux de l'extraction coloniale. La République démocratique du Congo a souligné que l'impact des ressources naturelles – qu'il favorise la prospérité ou entraîne leur exploitation – dépend de la gouvernance. Le Libéria a fait remarquer que des ressources comme les diamants pouvaient financer aussi bien le développement social que les milices, insistant sur la nécessité d'une gouvernance responsable plutôt que l'exploitation géologique. Le Pakistan a souligné l'importance stratégique croissante de ces ressources pour la technologie et les énergies propres. La Somalie a insisté sur la dimension sécuritaire, notamment pour l'Afrique, et sur le rôle des minéraux dans le développement et l'industrialisation.
Le débat du Conseil de sécurité a mis en lumière le rôle crucial des minéraux critiques dans les technologies des énergies renouvelables, les menaces que représentent l'extraction illicite et la contrebande liées aux groupes armés, ainsi que la nécessité pour les pays producteurs de gérer leurs ressources afin d'éviter de répéter les erreurs du passé en matière d'exploitation et de conflit.