Note : Rapport provenant d'une seule source ; en attente de corroboration.
Le rapport annuel des Nations Unies sur les enfants et les conflits armés (CAAC) a recensé 38 558 violations graves commises contre des enfants en 2025, touchant 24 174 personnes, dont beaucoup ont subi des violences multiples. Environ un tiers des victimes étaient des filles, ce qui représente le chiffre le plus élevé en trente ans de suivi.
Pour la première fois, les forces gouvernementales ont été identifiées comme les principaux responsables de violations graves, notamment de meurtres et de mutilations, d'attaques contre des écoles et des hôpitaux, et de refus d'accès humanitaire. Ce changement fait suite à une intensification des hostilités, à un recours accru aux armes explosives dans les zones peuplées et à une utilisation plus fréquente de l'intelligence artificielle pour le ciblage.
Les homicides et les mutilations sont restés les violations les plus fréquentes, avec 6 266 enfants tués et 7 958 mutilés, soit des augmentations respectives de 34 % et 10 %. Le rapport a constaté que de nombreuses stratégies militaires ont ignoré les principes de distinction, de proportionnalité et de protection spéciale des enfants, entraînant des préjudices prévisibles et évitables.
Le rapport a recensé 8 322 cas de refus d’accès humanitaire, 6 607 enfants recrutés et utilisés dans les hostilités, et 5 129 enfants enlevés, souvent à des fins de recrutement ou de violences sexuelles. Les viols et autres formes de violences sexuelles ont persisté, avec une augmentation des cas de viols collectifs utilisés comme tactique de guerre.
Le plus grand nombre de violations a été signalé dans les territoires palestiniens occupés et en Israël, en République démocratique du Congo, au Nigéria, au Myanmar et en Somalie. Lorsque cela était possible, les violations ont été imputées aux parties belligérantes responsables, listées dans les annexes du rapport.