Note : Rapport provenant d'une seule source ; en attente de corroboration.
Depuis 1948, les Nations Unies ont recours à des missions politiques spéciales pour prévenir les conflits et accompagner les transitions politiques fragiles par la négociation, la médiation et la diplomatie, plutôt que par des moyens militaires. Ces missions opèrent sans forces armées ni véhicules blindés, ce qui les distingue des opérations de maintien de la paix.
Selon Rosemary DiCarlo, Secrétaire générale adjointe des Nations Unies aux affaires politiques et à la consolidation de la paix, ces missions ont obtenu des résultats allant de modestes à historiques, prouvant ainsi que la diplomatie peut contribuer au maintien de la paix. Au fil du temps, ces missions ont évolué en fonction des changements mondiaux, entreprenant des tâches telles que la négociation de cessez-le-feu, le soutien aux négociations de paix, le suivi des accords de cessez-le-feu et l'aide aux réformes politiques.
Les missions politiques spéciales comprennent des envoyés spéciaux, des équipes d'enquête, des bureaux régionaux et des groupes d'experts qui assistent le Conseil de sécurité dans le suivi des sanctions. Leur atout réside dans leur flexibilité, qui leur permet de s'adapter à des fonctions diverses telles que la démarcation des frontières et le démantèlement des armes chimiques.
Un exemple précoce en est l'implication de l'ONU dans le processus d'indépendance de la Libye à la fin des années 1940. À l'époque, la Libye était divisée et soumise à divers systèmes administratifs suite à la domination coloniale. La mission de l'ONU a facilité la recherche d'un consensus politique, fourni une assistance technique et soutenu les efforts de rédaction d'une constitution.
Les missions politiques spéciales demeurent un élément central de l'approche de l'ONU en matière de prévention des conflits et de consolidation d'une paix durable, offrant un outil diplomatique adaptable et axé sur les civils.