Note : Rapport provenant d'une seule source ; en attente de corroboration.

Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, a appelé à un cessez-le-feu immédiat concernant l'utilisation d'armes explosives dans les zones civiles de l'est de la République démocratique du Congo. M. Türk s'est dit profondément préoccupé par les récentes victimes civiles des affrontements entre l'armée congolaise et le groupe armé M23, soutenu par le Rwanda, qui se sont intensifiés dans la province du Sud-Kivu depuis 2021. Ce conflit, qui trouve ses racines dans les conséquences du génocide de 1994 contre les Tutsis au Rwanda, a déplacé plus de huit millions de personnes après des décennies de violence. Les deux camps auraient utilisé des drones armés, de l'artillerie lourde et d'autres armes explosives, causant d'importants dégâts aux civils, au bétail et aux biens.

Malgré un accord de cessez-le-feu négocié par les États-Unis en décembre, visant à mettre fin aux hostilités et à initier une coopération commerciale dans le secteur minier, les combats se poursuivent. La République démocratique du Congo et le Rwanda s'accusent mutuellement de violations de la trêve. En février, l'ONU a dépêché une mission d'enquête pour examiner les graves violations des droits humains commises par des groupes armés dans l'est de la RDC, notamment les violences sexuelles, les exécutions sommaires, les disparitions forcées, les attaques contre des journalistes et les bombardements de camps de réfugiés. Plus d'un million de réfugiés ont fui le pays, et l'on craint de plus en plus que de nouveaux déplacements de population n'entraînent d'autres violations du droit international humanitaire et des droits humains.

Türk a exhorté le Rwanda à cesser son soutien au M23, ce que le Rwanda nie malgré les preuves substantielles apportées par des experts mandatés par l'ONU. Il a également demandé au Rwanda de retirer ses forces de la RDC et aux autorités congolaises de désarmer, démobiliser et rapatrier les membres du groupe armé hutu FDLR, lié à des réfugiés rwandais fondateurs. Le Haut-Commissaire a appelé les acteurs régionaux et internationaux à agir rapidement pour prévenir de nouvelles violences et des pertes civiles, soulignant l'obligation, en vertu du droit international humanitaire, de garantir un accès sûr et sans entrave à l'aide humanitaire.